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Nos pointelières en santé (2)

Des sages-femmes identifiées
Voyons maintenant celles qui ont pu échapper à l’anonymat et exercer leur art dans le milieu pointelier. La première que nous avons identifiée est Françoise Janot, veuve Tourblanche. On sait qu’elle a procédé à au moins trois baptêmes en sa qualité de sage-femme entre le 10 février 1716 et le 13 juin 1730.

Anne Courtemanche, épouse de Laurent Archambault, vivant à Longue-Pointe avant le détachement de la paroisse Saint-François d’Assise de celle de Saint-Enfant-Jésus, est mentionnée plusieurs fois comme sage-femme ou marraine dans les registres pointeliers. Anne Courtemanche a surtout formé d’autres sages-femmes, notamment ses deux filles.
Marie Chaperon, épouse ou veuve de Pierre Coquet, est appelée sage-femme à deux occasions dans les registres pointeliers. Quant à Marie Chénier, veuve Lamarche, on sait qu’elle a ondoyé en cette qualité deux enfants en 1735.

Jeanne Archambault, fille d’Anne Courtemanche, était la troisième épouse du chirurgien pointelier Henry Bélisle. Elle était donc doublement favorisée pour connaître tous les secrets de l’art d’accoucheuse. On retrouve son nom associé à cette fonction de sage-femme à trois reprises dans nos registres entre 1732 et 1760, ce qui signifie qu’elle a poursuivi son activité après le décès de son mari chirurgien en 1740, alors qu’elle était elle-même assez âgée.
Élisabeth Archambault, elle aussi fille d’Anne Courtemanche, et épouse de Joseph Bricaut dit Lamarche, est également dite sage-femme aux registres pointeliers lors de l’ondoiement de François Amable Chartier, en juin 1734.

Il y eut sans doute d’autres sages-femmes dans notre milieu, mais elles resteront pour l’instant dans l’anonymat.

La disparition des sages-femmes
Au cours de la période de 1763 à 1867, on va assister à la disparition graduelle des activités des sages-femmes dans notre milieu, comme dans l’ensemble du Bas-Canada.
Nous n’avons retracé que deux mentions d’ondoiement par des sages-femmes aux registres de la Pointe-aux-Trembles, en 1774 et en 1791. Ces mentions ne permettent pas d’identifier les accoucheuses.

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