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Nos pointelières en santé (1)

Les sages-femmes pointelières
Découvrir l’identité des sages-femmes d’un milieu n’est pas une mince affaire. En effet, c’est dans les registres des baptêmes et sépultures qu’on mentionne leurs interventions, habituellement en lien avec l’ondoiement d’un nouveau-né. Souvent on se contentait de mentionner que « la sage- femme» avait procédé, sans nécessairement l’identifier par son nom.



Ainsi, aux registres de la Pointe-aux-Trembles, la première mention d’une sage-femme date du 18 octobre 1700. On y lit : « L’an mil sept cent les dix-huitièmes d’Octobre, est morte en travail d’enfant (la mère, une certaine dame) Lareau, femme de Jean Petit, récemment venus de la Nouvelle-Angleterre. La défunte a reçu les sacrements de Pénitence et Extrême onction. L’enfant a été ondoyé par la sage-femme dans le ventre de sa mère laquelle a été ouverte après sa mort, et l’enfant ayant aucun signe de vie a été enterré dans le même cercueil que sa mère… »


Tous les accouchements n’étaient pas aussi dramatiques, bien qu’un enfant sur quatre décédât dans la première année. Le scénario habituel prévoyait la venue de la sage-femme dans les derniers jours de la grossesse. À l’accouchement, les hommes devaient se retirer ; assistaient au travail de la sage-femme la releveuse, la mère de l’accouchée, quelques voisines et parfois des curieuses.

L’accouchement se déroulait habituellement en position assise,le lit ne servant que pour le reposentre les contractions ou après l’accouchement. On avait un grand chaudron d’eau chaude. Au besoin, on administrait à la patiente de l’ergot (champignon du seigle) pour soulager la douleur. Pour éviter les fausses couches, la sage-femme pouvait aussi administrer de la belladone, une plante aux propriétés analgésiques, afin de réduire les contractions prématurées.

La sage-femme n’était pas rémunérée, mais elle était invitée à une petite réception qui suivait le baptême à l’occasion de laquelle on lui remettait un petit cadeau.

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