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1760 : la conquête et le débarquement

1760, c’est l’année de la conquête de la Nouvelle-France par l’Angleterre et la fin de la présence française dans
presque toute l’Amérique du Nord.

Cette conquête survient dans le cadre de ce que l’on a appelé la Guerre de Sept-Ans. Encore une fois, la France et la Grande-Bretagne se font la guerre pour une question de suprématie en Europe et dans le monde. Français et Britanniques vont s’affronter à de multiples reprises sur le théâtre nord-américain et des Pointeliers vont participer à des campagnes militaires.

En Nouvelle-France, chaque paroisse assurait sa propre sécurité en mettant sur pied des milices composées d’hommes âgés de 18 à 60 ans et dirigées par des officiers choisis parmi eux. On menait des exercices annuels et on devait partir en campagne quand la sécurité de la colonie était menacée.

Ça été le cas en 1755 alors que 600 hommes sont dépêchés en Ohio pour renfoncer la présence militaire française. Ce détachement est composé de soldats de la marine, de miliciens et d’autochtones. Une douzaine de Pointeliers font partie des miliciens dirigés par leurs capitaines Bazinet et Gervais de Pointe-aux-Trembles.  Ces hommes ont pris part au combat et ont réussi à stopper une offensive américaine contre la Nouvelle-France.

Mais le déséquilibre dans les forces en présence va finalement faire pencher la balance en faveur de la Grande-Bretagne qui, après plusieurs échecs dans son désir de conquérir le Canada, va réussir son coup en 1760.

Après la bataille des plaines d’Abraham et la prise de Québec, 18 000 soldats britanniques convergent vers Montréal pour prendre la ville. Le général Havilland descend la rivière Richelieu avec 3800 hommes, le général Amherst, parti du lac Ontario, fait camper 11 000 habits rouges à Lachine alors que le général James Murray remonte le fleuve vers Montréal.

L’ordre de se mettre en marche arrive à la fin de l’été. Le 7 septembre, Murray fait débarquer ses troupes équipées de 105 canons aux environs de la coulée Saint-Jean où se trouve aujourd’hui le parc Clémentine-De la Rousselière. Il ne rencontre aucune résistance. Aucun coup de feu n’est tiré.

Le lendemain, Montréal et le dernier gouverneur de la Nouvelle-France M. de Vaudreuil capitulaient. C’est le début de l’occupation. Le 22 septembre, le commandant Amherst interdit le pillage et demande aux habitants de Pointe-aux-Trembles de remettre leurs armes. Le couvent des sœurs de Notre-Dame est réquisitionné par l’armée britannique et les religieuses devront attendre plusieurs mois avant de reprendre leurs activités.

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