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Chronique Histoire

QUATRE DERNIÈRES MAISONS QUÉBÉCOISES DU XVIIIe SIÈCLE

                                                   À POINTE-AUX-TREMBLES

Depuis 1731, il y a eu jusqu’à 10 maisons de pierre entre le fort et le bout de l’île. Il ne reste que 5 maisons de pierre du XVIIIe siècle et une du XIXe siècle. Nous présentons aujourd’hui l’évolution des quatre maisons de pierre d’inspiration française du XVIIIe siècle ou comment elles sont devenues des maisons québécoises.

La maison de pierre d’inspiration française.

Elles ont su s’adapter au climat québécois mais aussi aux profondes transformations qu’ont connues les modes de vie depuis leur construction entre 1731 et 1829. De forme rectangulaire, ces maisons disposaient d’un toit à pignons, à une ou deux lucarnes, à deux versants s’arrêtant aux murs; sous le toit c’est le grenier qui sert de lieu d’entreposage pour les céréales et les grains voir paille et foin. Les murs sont en pierre des champs, la disposition des cheminées sont parfois « en chicane» occupant chacune un versant du toit plutôt que d’être disposées de manière symétriques au faîte du toit. Le bardeau de cèdre, bien adapté à notre climat rigoureux, s’impose dans les premiers temps. Les fondations toujours en pierre ne dépassaient pas trois pieds du niveau du sol. On disposait d’un vide sanitaire d’un pied entre le plancher de la maison et le sol.

À l’origine les fenêtres comportaient 24 petits carreaux répartis sur deux battants. Ce qui est particulier de la fenestration des façades c’est quelle est disposée de façon asymétrique par rapport à la porte d’entrée (2 fenêtres sur un côté et 1 de l’autre côté). La porte d’entrée est presqu’au niveau du sol. Enfin, ces maisons disposaient presque toutes d’un four à pain dans l’âtre du côté nordet de la cuisine. Voilà donc les caractéristiques de la maison d’inspiration française. Voici les modifications apportées à ces maisons jusqu’au début du XXe siècle :

 La maison québécoise.

Le toit a été modifié en y ajoutant un larmier de façon à repousser l’accumulation de neige venant du toit, l’ajout de lucarnes dans le toit pour y aménager des chambres (nombreux enfants) et la construction de longues galeries sous les larmiers de même que le recouvrement du toit par de la tôle à baguette ou à la canadienne sont autant de témoins de l’adaptation réussie de ces maisons d’inspiration française.

Également au XIXe siècle apparaissent les fenêtres à six carreaux, on ajoute selon les saisons des «châssis doubles» ou des moustiquaires («screens») et on agrandit du côté nordet une nouvelle pièce la « cuisine d’été» qui contribue à réduire l’impact des vents du nord l’hiver et ajouter de la fraîcheur l’été.

Pour enrichir vos connaissances sur ce patrimoine pointelier du XVIIIe siècle, nous vous invitons à visiter notre musée d’histoire de la Pointe-aux-Trembles au premier étage du Centre Roussin et c’est gratuit, 5 jours par semaine aux heures d’ouvertures de ce centre communautaire.

Claude Belzil,
Conservateur de l’Atelier d’histoire de la Pointe-aux-Trembles.

5 maisons 1732-1829Source :
Cinq maisons patrimoniales de 1732 à 1829 à Pointe-aux-Trembles
Atelier d’histoire de la Pointe-aux-Trembles, septembre 2008.
Prix: 10.00$

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